1ère audition du GT « démocratie numérique » de l’Assemblée nationale

Ces derniers mois, on assiste à une multiplication sans précédent des consultations citoyennes en ligne. Faut-il s’en réjouir ? Certainement, mais avec quelques bémols. Comme le soulignait ce matin Loïc Blondiaux, Professeur des universités au département de Science politique de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, devant le groupe de travail « Démocratie numérique » de l’Assemblée nationale, « un des gros problèmes de la participation citoyenne sur les plateformes numériques, c’est qu’il n’y a personne derrière pour la prendre en charge et lui donner une forme ou un sens politique » et de souligner l’importance du travail de synthèse de cette participation. Praticien depuis 2006, je rejoins tout à fait Loïc et j’irai même plus loin : il n’y a souvent personne derrière pour accompagner le processus en cours, pour faciliter les échanges et permettre un enrichissement mutuel des contributions. On se cantonne trop souvent à la collecte d’avis, de propositions… pensant que c’est cela la démocratie numérique. Pourtant il ne viendrait à personne l’idée d’organiser un débat en présentiel sans animateur pour distribuer la parole, pour rebondir sur une question qui mérite d’être approfondie collectivement, pour reformuler, monter en généralité, demander à un expert d’apporter un éclairage sur un point particulier, vulgariser un propos d’expert, etc. Alors pourquoi ne le ferait-on pas (plus souvent) en ligne ? C’est mon métier. A votre disposition pour en discuter !

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4934207_59d3348873a80.groupe-de-travail-democratie-numerique–m-loic-blondiaux-3-octobre-2017

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